mardi 29 décembre 2015

Un post de fin d'année !

La saison 2015 était donc particulière....ment chaude ! Avec la grossesse, j'ai pas travaillé plein pot mais je n'aurai pas pu de toutes façon. Le soleil et le sec rendait le travail plus pénible et moins productif. Dimitri, notre deuxième garçon est donc arrivé mi septembre. Début décembre, j'ai pu faire une micro cueillette de genièvre, ça m'a fait prendre l'air!. La cueillette de gratte cul a été déléguée à une copine pour assurer la confiture de l'année prochaine. Un labour a été fait à la parcelle pour changer la culture des pommes de terre de place.
En décembre, le constructeur du séchoir :Béat Pulver est décédé d'un cancer. A travers ce blog, nous avons maintes fois communiqué "de bouche à oreille" ses coordonnées car son savoir faire était recherché pour le séchage des plantes. 
Pas de blog cet hiver, rendez-vous aux beaux jours ! 


mercredi 22 juillet 2015

3 types de plantes à travailler

Dans ce travail, il y a trois types de travail pour qu'une plante soit prête à la consommation. 
Il y a celles que l'on ramasse en triant sur place comme la prêle, les fleurs de sureau, l'ail des ours, fleurs de coucou, feuille de cassis etc.. On est plus longtemps sur le lieu de cueillette mais une fois que les plantes sont au séchoir il n'y plus de travail.
Il y celles que l'on ramasse en vrac donc rapidement comme les feuilles de ronce, ci dessus les fleurs d'achillées, la sauge... On passe très peu de temps sur le lieu de récolte mais après on s'installe des heures sur une chaise à faire du découpage de plantes fraîches. A réserver pour les heures chaudes de la journée.
Et puis la dernière catégorie, celle qui se ramassent rapidement sur place comme les thyms, la lavande, l'hysope, sarriette, romarin , menthe poivrée... On peut en cueillir de grosse quantité mais ensuite le travail du mondage est long et répétitif. On tamise les plantes jusqu'à obtenir un produit propre à la consommation.  Les plantes étant sèches, on peut aussi répartir ce travail sur la saison creuse.

On choisira son outil selon le type de plantes à ramasser : grande faucille, ciseau de tonde (utilisé traditionnel pour tondre les laines des moutons), mini serpette de chez opinel (très efficace).

samedi 11 juillet 2015

Petites curiosités - Erratum




En allant à la rivière avec les enfants, ils ont remarqués des bêtes mortes très nombreuses échouées sur les pierres. Ce sont des mues de mouches de pierre qui ont éclos.
Mouche de pierre ou Perle

J'avais indiqué au départ que c'était des mues de larves d’éphémères. Comme leur nom l'indique, leur vie dans les airs est très courtes de 1 à 3 jours contrairement à leur vie aquatique (stade larvaire) qui peut aller jusqu'à plusieurs années. La présence de ces insectes dans les rivières indique une eau de bonne qualité et font le régal des truites !

vendredi 10 juillet 2015

Fruits secs

Une copine a eu l'occasion de récupérer un surplus de bananes, aussi nous les avons mis au séchoir. Ainsi que des cerises...moelleux et concentré en goût !

mercredi 1 juillet 2015

Merci les voisins

L'hysope était prête. Avec les grosses chaleurs et mon ventre, impossible d'effectuer cette récolte seule. Quelques coups de téléphone plus tard, un groupe de voisins se donnaient rendez-vous en soirée pour la récolte. En 1h le travail était fait. Il faudra 72h heures pour sécher la totalité de la récolte. 
Nom commun : Hysope
Famille : Lamiaceae
Nom latin : Hyssopus officinalis
Signification : Hyssopus nom latin de l’hysope, dérivé du babylonien « zupu » et de l’hébreu « ezob ». Officinalis, signifiant que la plante est officinale, qu’elle est censée présenter des propriétés médicinales.
Saveurs : aromatique, mentholée, legerement amère.
Odeur : aromatique et camphrée.
Son nom d’origine hébreuse "ezôb" veut dire plante sacrée. Elle est maintes fois citer dans la bible. Très employée au moyen âge. Elle apporte une saveur piquante aux soupes, rôtis et farces.
Aujourd’hui son emploie culinaire s’est perdu (encore un peu dans le midi) mais l’usage médical n’a pas faibli, ni varié. Employée pour les affections des voies respiratoires, il nettoie les poumons en facilitant les évacuations des mucosités.
La patrie de l’hysope c’est l’Europe méridionale et les contrées sèches de l’Asie occidentale (Turquie, mer caspienne, mer d’Aral). 

De nature sèche et chaude, elle est tellement puissante que même la pierre ne peut l’empêcher de pousser là où elle est semée.  

vendredi 26 juin 2015

D'une pierre deux coups

Jean descendait les woofers canadiens sur Montpellier, ils en ont profité pour faire une halte cueillette à Saint Jean de Fosses ! 
 Petites trouvailles de l'année dans les pieds de romarin : un nid d'oiseau, un nid de guêpes !

mercredi 24 juin 2015

Cueille moi si tu me vois


La prêle pousse de manière grégaire au bord de l'eau dans un terrain sablonneux. Souvent elle se mélange aux ronces, aux fougères, aux rejets de frêne et de noisetiers, aux menthes aquatiques. Aussi c'est toujours un peu cache cache avec elle.
Vendue en vrac, elle est aussi dans la composition de la tisane du printemps pour ses vertus minéralisantes (silice organique, potassium, calcium, fer).

mardi 23 juin 2015

Vert sur vert tout est clair !

Feuille de frêne. On ramasse les branches en vrac, les mettre à sécher puis détacher les feuilles des tiges. C'est prêt pour la tisane de printemps pour ses propriétés diurétiques.
Feuille de ronce. On ramasse des lianes entières en vrac, on découpe au ciseau feuilles à feuilles, mettre à sécher. C'est prêt pour la tisane pour la toux pour ses propriétés astringentes et antibactériennes. 
Fleur de sureau. On ramasse les fleurs, les mettre au séchoir. C'est prêt pour une tisane traditionnelle en cas de refroidissement.


dimanche 21 juin 2015

A la bonne heure

Un petit tour de casine sur les buttes des pommes de terre de bonne heure car passé 10h00 il devient impossible de travailler pour les juments à cause des taons.  

vendredi 19 juin 2015

Ribes nigrum, famille des grossulariacées

Le 26 mai 2013, on faisait un post sur les boutures de cassis qu'on avait pris soin de pailler. 
2014, on y a pas mis les pieds ! 
2015, les cassis les plus avancés sortent la tête de ce champ d'ortie. J'y vais en combinaison de pêche ramasser les feuilles. J'observe un peu les plantes qui poussent. Ortie en abondance, achillée mille feuille, millepertuis : très bien pas de panique fin juin, on ramassera ce qui nous intéresse et si on a le temps on passera un coup de débroussailleuse !  
On prendra soin de cueillir les fruits très riche en vitamine C pour la confiture fruits rouges. Les feuilles très odorantes sont diurétiques, elles sont utilisées dans la tisane dépurative "Ménage de printemps".

lundi 15 juin 2015

Séchoir et autres déshydrateurs

On nous contact très régulièrement pour avoir les coordonnées du fabricant du séchoir. En regardant un catalogue je suis tombée sur des modèles de déshydrateurs professionnels, Certes c'est différent en capacité de volume mais le principe de séchage est le même. 

samedi 13 juin 2015

La nostalgie du coquelicot !

L'année dernière, à cette même période, je sortais deux kilos secs de pétales de coquelicot. 
Cette année, il n'y a pas un qui a poussé ! 
Comme les coquelicots se resemés tous seuls, je leur avait laissé une friche pour qu'ils puissent s'épanouir d'eux mêmes, c'est mieux que de les semer tous les ans. Mais les graminées finissent toujours par reprendre le dessus et ils n'ont pas eu la place de sortir !
C'est bien dommage, car il y a une grosse demande sur cette plante. Le séchage est délicat mais avec le séchoir j'arrive à sortir du volume et une belle couleur. Il faut faire une technique de mille feuilles. Une couche de pétales étalées au maximum pour éviter qu'elles ne se collent entre elles, une couche de tissu très fin, une couche de pétales, une couche de tissu...
Avec l'expérience, j'accepte désormais ce genre de raté, je n'ai pas le contrôle. C'est un métier interactif et vivant !

jeudi 11 juin 2015

A la parcelle

Cette année, nous voulions tomber du bois pour entretenir la berge et faire un peu de jour entre la parcelle et la rivière. Rapidement nous avons vu que Jean ne pourrait pas venir tous les dimanches couper des arbres. Aussi nous avons demandé à Michel, un voisin expérimenté si ce chantier l’intéressé en échange du bois.
C'était pas une masse à faire, plus de 55 arbres éclaircis ! Super boulot! Un échange gagnant gagnant.
En avril, il a fallu s'activer pour remettre un peu d'ordre pour préparer le terrain des pommes de terres et les autres cultures de vivaces...

Nous cultivons les pommes de terre en commun avec 4 autres voisins aussi en mai, on se donne un rendez-vous pic-nique pour les planter.  
 
La parcelle ces jours-ci.

dimanche 7 juin 2015

Poésie du dimanche

Cette année je n'ai pas encore repris le land art ! Dis on que mon énergie créatrice est plus en dedans qu'à l'extérieur car nous attendons un deuxième enfant pour septembre. Je ne sais pas si cette saison il y aura des poésies du dimanche !

jeudi 4 juin 2015

Des animaux et des plantes

La primevère est appelée communément coucou comme l'oiseau qui se met à chanter à cette époque. Même si on l'entends très fréquemment pousser son cri "cuck-oo", il est rare de le voir. C'est un oiseau aux mœurs inattendus !
Qualifié de cléptoparasiste, la femelle pond un œuf dans le nid d'une autre espèce. Cet œuf ressemblera comme deux gouttes d'eau à ceux des œufs déjà présents car les parents hôtes pourraient découvrir le subterfuge et les éliminer.  Le jeune coucou naîtra deux/trois jours avant les autres ce délais lui permettra d'éliminer les autres œufs. Se retrouvant seul, ce petit goulu est le seul bénéficiaire de la nourriture.  Il deviendra donc rapidement plus gros que ces parents adoptifs. Ce manège durera deux à trois semaines puis le jeune quittera le nid pour migrer vers le sud avec ses vrais parents ! Ce sont environ une centaine d'espèces qui peuvent être des hôtes pour le coucou et la femelle peut pondre entre 10 et 25 œufs dans différents nids sur une saison. La réponse à cette attitude se justifie dans la survie de l'espèce. 
crédit photo : Ravenloft
Les adultes se nourrissent principalement de chenilles urticantes (il l'a découpe, la secoue pour en extraire la substance toxique et les poils sont régurgités sous forme de pelotes). Cette nourriture est inappropriée pour les jeunes oisillons aussi les parents confient leur progéniture à d'autres espèces insectivores qui les nourriront sans danger !
(source info : http://www.oiseaux-birds.com/)

Dans notre coin, il n'y a pas de grandes zones propice à la cueillette du coucou. Aussi j'en récolte seulement pour les tisanes du soir et la toux mais plus pour le vrac. Cette année, il était particulièrement charnu et abondant. Alexis et Marion (des woofers/Brasseurs de la Jonte) étaient venu m'aider deux jours à ramasser cette plante et l'ail des ours !

L'ail des ours, une autre plante qui porte le nom d'un animal ! La légende voulait que les ours sortant de l'hiver, le ventre vide cherchait à se tonifier en avalant des feuilles d'ail qui poussent nombreuses dans les sous bois...Par ici, il y a bien des loups mais pas d'ours !

lundi 1 juin 2015

Comment ça finit ?

Le bourgeon de pin est la première cueillette de l'année. Il est un signe annonciateur du printemps alors que les paysages semblent encore figés dans l'hiver. Ça commence début mars. Progressivement la courbe du soleil monte et réchauffe de petits cônes résineux de 1 à 2,5 cm maxi. Puis tout s’accélère, les bourgeons s'épanouissent de plus en plus vite, il ne reste plus quelques jours avant qu'ils ne soient éclos. Alors s'ils ne finissent pas en tisanes pour leurs propriétés essentiellement respiratoires, que deviennent-ils ? 
Les bourgeons s'allongent toujours plus jusqu'à disparaître et se transformer en jeunes pousses. 


Pendant quelques semaines, les pins sylvestre prennent une couleur rouge foncée comme garnis par des milliards de chandelles en flamme.
A pleine maturité les bourgeons libèrent leur pollen et l'on peut observer des nuages entiers se soulever des forêts. 

L'atmosphère devient brumeuse. Les personnes allergiques et les autres peuvent alors ressentir que oui enfin le printemps est revenu. ! De nouveaux bourgeons se formeront à la fin de l'été.
Ce conifère "Pinus sylvestris" est un pin sauvage qui pousse spontanément dans les montagnes.